Fottbrazileiro

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Tout le monde joue au football au Bresil

mardi 9 février 2016

PROBLEMİN KÖKÜ NEREDE DİYE MERAK EDENLER İÇİN

Nouveau Rapport Mensuel : les joueurs étrangers dans les équipes
La douzième édition du Rapport Mensuel de l’Observatoire du football analyse la présence de joueurs étrangers dans 37 ligues du monde entier : 12 européennes, 12 asiatiques, 12 d’Amérique latine et la MLS américaine. Dans ces championnats, les étrangers représentent 26,6% des effectifs, avec un maximum de 66,5% dans la Premier League anglaise et un minimum de 6,1% au Brésil.
Les footballeurs étrangers sont bien plus nombreux en Europe (47,7% des effectifs) et dans la MLS (48,5%) qu’en Asie (17,9%) et en Amérique du Sud (13,6%). De même, d’importantes différences existent en fonction du poste. Les étrangers sont bien plus nombreux parmi les attaquants (34,9%) qu’au niveau des gardiens (20,5%). Leur présence relative parmi les défenseurs et les milieux-de-terrain est d’environ 25%.
Au niveau de l’âge, les footballeurs étrangers dans les ligues analysées sont en moyenne plus âgés que les joueurs nationaux : 27,1 comparé à 25,7 ans. Si 13,2% des footballeurs de moins de 21 ans sont étrangers, ces derniers représentent 33,8% des effectifs parmi les joueurs de plus de 28 ans. Néanmoins, l’âge moyen de première migration internationale tend à diminuer du fait du recrutement international d’un plus grand nombre de très jeunes joueurs.
Dans six championnats européens, les joueurs étrangers représentent plus de la moitié des effectifs : Angleterre, Belgique, Italie, Turquie, Portugal et Allemagne. À l’opposé, dans les pays suivants, moins de 10% des joueurs sont étrangers : Brésil, Uruguay, Venezuela, Costa Rica, Colombie, Argentine, Paraguay, Ouzbékistan et Iran.
L’étude met en garde les clubs les plus riches contre la tentation d’abandonner la formation au profit de l’importation de joueurs. En effet, « tous les clubs ayant marqué l’histoire du football moderne, en Europe (Real Madrid, Ajax, Bayern Munich, Milan, Manchester United, Barcelone) comme ailleurs (Santos, Flamengo, Boca Juniors, River Plate), disposaient de plusieurs éléments formés sur place, ce qui a fortement contribué à bâtir leur légende ».
Dans sa conclusion, le Rapport indique que « des joueurs talentueux naissent partout dans le monde. Ce qui manque en premier lieu, ce ne sont pas tant les talents que le contexte favorable à leur épanouissement. Pour encourager plus de clubs dans le monde à ne pas tomber dans le piège de la facilité en transférant des joueurs à tout va et en vendant leur âme aux acteurs du marché, encore faudrait-il que la formation soit mieux protégée et rémunérée ».
A propos du CIES Football Observatory
Le CIES Football Observatory a été créé en 2005 sous le nom de Professional Football Players Observatory (PFPO). Depuis 2011, il est l’un des piliers du vaste projet CIES Observatory dédié à l’analyse statistique du sport dans sa diversité. Pour plus d’informations, cliquez ici.
A propos du CIES
Le Centre international d’étude du sport (CIES) est une fondation créée en 1995 à Neuchâtel (Suisse) par la Fédération internationale de football association (FIFA), l’Université de Neuchâtel, la Ville et le Canton de Neuchâtel en tant qu’institution scientifique indépendante. Pour plus d’informations, cliquez ici.
CIES - Centre International d'Etude du Sport
Raffaele Poli
Avenue DuPeyrou 1, 2000 Neuchâtel
Suisse
Tél +41 32 718 39 00 - Fax +41 32 718 39 01

samedi 23 janvier 2016

COMMENT DETERMINER LA VRAIE VALEUR DES JOUEURS?


Transferts de joueurs: comment déterminer leur vraie valeur?




Le PSG a recruté Javier Pastore pour 43 millions et Blaise Matuidi pour 7,5 millions d'euros en 2011. Il aura recruté Thiago Silva pour 49 millions, Ezequiel Lavezzi pour 30 millions, Marco Verratti pour 12 millions et Thiago Motta pour 10 millions d'euros en 2012. En 2013, le club de la capitale recrute Lucas Moura pour 42 millions, Edinson Cavani pour 64 millions et Zlatan Ibrahimovic pour 20 millions. Il a par ailleurs recruté David Luiz pour 49,5 millions d'euros en juin dernier. 
Cette kyrielle de transferts, dont les montants sont donnés hors bonus, n'est pas exhaustive. Le recrutement du PSG a été bien plus pléthorique durant ces 3 dernières saisons que cette liste ne pourrait le laisser penser.

Toutefois, au regard de leurs performances, nous pouvons nous demander comment Javier Pastore a pu valoir 42 millions d'euros en 2011 alors que Blaise Matuidi qui rejoignait le PSG la même saison que l'Argentin, n'en valait alors "que" 7,5, soit près de 6 fois moins. 
De même, nous pourrions nous étonner du fait que Lucas Moura ait pu coûter 42 millions au PSG là où Zlatan Ibrahimovic n'en a coûté "que" 20. 
Finalement, nous pourrions nous interroger sur ce qui fait qu'aujourd'hui la valeur de l'un ait pu se déprécier et celle de l'autre s'apprécier? En d'autres termes, une fois que l'on aura dit que Blaise Matuidi est plus performant que Javier Pastore et que Zlatan Ibrahimovic est incomparablement plus déterminant pour son équipe que Lucas Moura, pourquoi et comment essayer de déterminer leurs valeurs respectives sur le marché des transferts?

Le joueur est un actif immatériel de l'entreprise-club de football

L'économie du football professionnel tourne principalement autour de la valorisation de trois actifs immatériels: 
- le "capital humain" des joueurs (effectif et talent des joueurs du club); le capital "marque" du club (notoriété et image du club); 
- le capital "clients" des spectateurs et des téléspectateurs (valeur actualisée des revenus à venir provenant des supporters et des abonnés, des diffuseurs et des sponsors). 
Dit autrement, les clubs de football se valorisent donc partiellement en fonction de la valeur présumée de leurs joueurs. Mais au-delà de cette valorisation comptable et financière, les clubs construisent également leurs budgets de fonctionnement en tenant compte de la valeur présumée de leur effectif. 
D'une part, chaque saison ils recruteront des joueurs et en vendront d'autres à un certain prix en payant et recevant conséquemment des indemnités de transferts. D'autre part, ils cesseront de payer des salaires aux joueurs transférés pour en payer à ceux ayant été recrutés.

Certains clubs cherchent ainsi désespérément depuis un certain nombre de saisons à transférer leurs joueurs les mieux rémunérés, tels que Lyon et Marseille, en vue de faire baisser leur masse salariale. 
D'autres, comme le PSG et Monaco, attirent les plus grands joueurs en leur proposant des rémunérations hors normes. 
Zlatan Ibrahimovic et Radamel Falcao auraient ainsi perçu de leurs clubs respectifs (PSG pour l'un et Monaco pour l'autre) la saison dernière, plus 14 millions d'euros net de salaires. 
Un joueur a donc, en général, un coût de transfert et un coût salarial. 
Or, pour l'indemnité de transfert comme pour le salaire du joueur, il est important de pouvoir déterminer sa valeur. 
En France, la Direction Nationale de Contrôle et de Gestion (DNCG) des clubs de football professionnels estimait ainsi dans son dernier rapport que la rémunération chargée du personnel constitue toujours le premier poste de dépenses (59% du total) des clubs professionnels de football en France. 
Autant dire que payer un joueur qui ne jouerait pas du fait de ses contre-performances ou d'une blessure est particulièrement problématique pour tous les clubs ne vivant que de leurs seuls produits d'exploitation (en d'autres termes qui ne reçoivent pas en sus de soutien financier de leur actionnariat).

Le joueur est d'abord évalué en fonction de critères sportifs

La cellule de recrutement d'un club, son directeur sportif et son entraîneur principal détermineront la qualité sportive du joueur, à savoir ses qualités techniques, physiques et ses acquis tactiques. 
Ils les mettront en perspective avec son âge, son expérience, sa capacité résiduelle de progression, son temps de jeu sur une période récente et le compareront à d'autres joueurs au même poste.

Ils pourront prendre en compte d'autres critères tels que son profil psychologique, sa capacité à jouer alternativement à d'autres postes sur le terrain que celui pour lequel il serait recruté, la ou les langues parlée(s) et sa capacité présumée d'adaptation dans un groupe, dans une ville et dans un pays éventuellement autres que les siens. 
Une fois l'évaluation sportive posée, qui devrait permettre de déterminer la capacité du joueur visé à produire les prestations espérées par le club recruteur, restent à déterminer les conditions auxquelles le joueur pourrait être recruté.

Le joueur est ensuite évalué en fonction de critères contractuels

Le joueur est-il libre d'engagement ou est-il encore sous contrat dans un autre club au moment où il est convoité? 
S'il n'est pas libre, son contrat en cours prévoit-il une clause dite "libératoire" via laquelle son club actuel et lui-même auraient prévu les conditions d'un recrutement avant terme? 
Peut-on envisager, eu égard à son jeune ou relativement jeune âge, de le transférer ultérieurement à un prix permettant d'espérer une plus-value? 
Ou a t-il déjà un âge qui laisse supposer qu'il n'aura plus de valeur marchande sur le marché des transferts une fois effectuée la durée du contrat proposé? 
Quel salaire le joueur escompte t-il recevoir? 
Le joueur a t-il de surcroît un agent a qui il faudra payer de 5 à 10% du montant brut des salaires versés sur la totalité de la durée du contrat, ou négociera t-il seul? 
Détient-il la totalité de ses droits d'image ou les a t-il cédés à une société tierce avec laquelle il faudra également négocier?

En d'autres termes, comment déterminer la valeur de Zlatan Ibrahimovic recruté pour 20 millions d'euros par le PSG et payé 14 millions d'euros net par an, par rapport à celle d'Edison Cavani recruté pour 64 millions d'euros et auquel un salaire de quelques 10 millions d'euros net par an est versé? 
Le premier aura sous peu 33 ans et pourra par conséquent difficilement être transféré au terme de son contrat avec le PSG, lorsque le deuxième n'a que 27 ans et pourra selon toute vraisemblance faire l'objet d'une revente à un moment ou l'autre. 

Le joueur est enfin évalué en fonction de sa notoriété

Tout ceci étant posé, un joueur peut aussi être recruté pour sa notoriété et sa capacité à attirer les supporters, les sponsors et autres annonceurs. 
Tel a ainsi été le cas avec l'arrivée de David Beckham au PSG. 
Lors de la saison 2012/13 (la saison 2013/14 venant juste de se terminer, elle fera l'objet d'une analyse dans les mois qui viennent), David Beckham fut considéré comme le joueur de football le mieux payé au monde avec 36 millions d'euros de revenus... Dont 33 millions venaient de contrats publicitaires et autres partenariats. 
Il terminait ainsi devant Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, pourtant au sommet de leur art. En s'attachant les services de David Beckham, le PSG savait alors qu'il recrutait un joueur en fin de carrière mais possédant une forte valeur résiduelle mobilisable à des fins de marketing. 
Et il aurait effectivement rapporté au club 6 millions d'euros bruts en merchandising.

Des modèles théoriques de valorisation peu convaincants

Des économistes de tous bords s'essayent depuis des années à conceptualiser la valeur des joueurs au moment de leurs transferts. 
Les revues scientifiques ont ainsi vu fleurir les calculs les plus savants et les théories d'évolution des prix les plus ambitieuses. 
Ce souci de rationalisation a même affecté le très sérieux Centre International d'Etude du Sport (CIES) qui a publié le 30 juin dernier son analyse de ce que devrait être la valeur marchande de certains grands joueurs évoluant en Europe. Le CIES utilise pour ce faire une méthode de calcul gardée confidentielle mais selon laquelle, au 1er juin 2014 - et pour en rester au PSG - la valeur de la totalité de l'effectif parisien était estimée à 278 millions d'euros.

Le CIES a par ailleurs publié une liste des 60 joueurs européens ayant la plus forte valorisation sur le marché, de laquelle il ressort, par exemple, qu'Edison Cavani aurait une valeur estimée à une fourchette allant de 48 à 55,8 millions d'euros, celle de Lucas Moura serait de 30,6 à 35,6 millions d'euros, celle de Thiago Silva serait de 28,7 à 33,3 millions d'euros, lorsque celle de Marco Verratti serait de 27,8 à 32,3 millions d'euros. Jérôme Boateng étant le joueur fermant cette liste de 60 joueurs avec une valeur de 23,7 à 27,5 millions d'euros, tous les autres joueurs du PSG sont donc supposés avoir une valeur sur le marché des transferts inférieure à celle du joueur du Bayern de Münich. 
Les dirigeants du PSG pourront également lire dans ce rapport que la valeur de David Luiz au 1er juin, avant la Coupe du monde au Brésil, était estimée par le CIES entre 27,8 et 32,3 millions d'euros.

Et plus rationnellement?

Un joueur a des qualités sportives desquelles peuvent naître certaines espérances quant à ce que pourraient être ses performances. 
Il est dans une situation contractuelle au moment de son transfert qui permet de déterminer une partie du prix qui pourrait être le sien. 
Il peut finalement jouir par ailleurs d'une certaine notoriété pouvant permettre au club acheteur de postuler certaines recettes. 
Mais ceci étant dit, si David Luiz, quoi qu'en dise le CIES, valait peut-être 50 millions d'euros avant de rejoindre le PSG, la question est en réalité celle de savoir s'il en aurait valu autant après la Coupe du monde lors de laquelle il ne fut pas toujours à son aise.

Inversement, James Rodriguez, qui valait 45 millions d'euros il y a un an, qui a été valorisé par le CIES et son algorithme à 34,2 - 39,8 millions d'euros au 1er juin dernier, en vaudrait 90 aujourd'hui. 
Parce que le joueur a de très grosses qualités techniques, qu'il a su se montrer au plus haut niveau lors d'un événement à dimension planétaire, et que le Real de Madrid a décidé de se renforcer en vue de remporter la Liga la saison prochaine et de conserver sa Ligue des Champions.

Le joueur étant "rare", exceptionnel et la concurrence des très grands clubs étant féroce, sa valeur échappe manifestement à toute méthode rationnelle de calcul au moment du transfert. La valeur de transfert des joueurs de football ressort en effet d'un compromis entre les clubs. Les déterminants de cette valeur portent sur des variables qui sont en partie aléatoires. Cette valeur n'a pas de fondement théorique établi et n'est basée sur aucun calcul économique rationnel.


James Rodriguez ne vaudrait en effet peut-être pas le tiers des 90 millions d'euros demandés par l'AS Monaco au Real de Madrid qui souhaite l'acquérir, s'il avait été blessé avant la Coupe du monde. 
Son nom ne serait d'ailleurs probablement même pas apparu sur le marché des transferts cet été. 
Et ceci, toutes les théories économiques ou autres algorithmes ne pourront jamais le prendre en compte.



Thierry Granturco  
Avocat dans le milieu du football, spécialiste du droit du sport
Publication: 22/07/2014 10h11 CEST Mis à jour: 21/09/2014 11h12 

LE FOOTBALL MALADE DE SES TRANSFERTS


  
Le football malade de ses transferts?


Le mercato hivernal, période pendant laquelle les clubs de football peuvent, en milieu de saison, procéder à des transferts de joueurs en vue d'alléger ou de compléter leurs effectifs, prendra fin dans quelques heures. Le marché 2013/14 aura été particulièrement calme. Le transfert de Yohan Cabaye au PSG n'est même pas un arbre qui masque la forêt. Cette baisse des ventes démontre encore, si besoin était, le contexte financier difficile auquel les clubs doivent faire face.

Or, les transferts sont d'une importance majeure pour le football professionnel. Ils permettent à certains clubs de constituer des équipes ultra compétitives en vue de remporter un maximum de compétitions qui elles-mêmes leur permettent d'engranger des revenus conséquents. Mais ils permettent également à d'autres, plus nombreux, de vendre certains de leurs joueurs prometteurs au meilleur prix et de tirer de ces ventes une partie substantielle de leurs revenus.

La France est le deuxième pays exportateur de joueurs au monde

Une étude récente du Centre Européen pour l'Étude du Sport (CIES) démontre que sur les 5 dernières saisons, la France avec 306 transferts arrive juste derrière le Brésil (471 transferts) en termes de nombre de joueurs nationaux transférés dans un pays étranger. Nos joueurs vont pour les meilleurs d'entre eux évoluer dans les championnats européens majeurs, à savoir en Angleterre, Allemagne, Espagne et Italie ou le niveau des compétitions qui s'y jouent et le niveau des rémunérations qui s'y versent sont tels qu'ils ne permettent pas à la France et à son championnat de les retenir.

Ainsi la très grande majorité des joueurs qui composent l'équipe nationale évoluent aujourd'hui à l'étranger (Arsenal, Bayern de Munich, Juventus de Turin, Manchester United, Manchester City, Newcastle, Real de Madrid, Tottenham, ...).

Mais d'autres, plus anonymes, nourrissent des championnats de seconde zone, tels que les championnats belge, chypriote et turque, dont l'étude du CIES montre à quel point ils sont grands consommateurs de joueurs étrangers.

Les transferts, source importante de bénéfices pour les clubs français

La Commission européenne a récemment mis en exergue que le nombre des transferts de joueurs est passé de 5.735 lors de la saison 1994-95, pour un montant total de 402 millions à 18.307 pour la saison 2010-11 représentant un montant total de 3 milliards d'euros. Soit une multiplication par 3 du nombre des transferts et une multiplication par 7 des sommes y afférentes en l'espace de 15 ans.

Les clubs français ont profité pleinement de cette explosion du nombre de mutations. Le résultat de ces ventes de joueurs aura atteint un total de 157,5 millions d'euros pour la saison 2010/11 et de 144,4 millions d'euros pour la saison 2011/12. Les chiffres de la saison 2012/13 sont encore à affiner mais nul doute que, hors PSG (dont la situation est en tous points exceptionnelle et ne saurait être prise en compte pour analyser la situation des clubs de football professionnels en France), les revenus tirés de ces ventes de joueurs aura eu tendance à encore diminuer.

Les transferts de joueurs, une source de revenus vouée à se tarir

Outre le contexte économique, peu favorable aux dépenses de transferts, ceux-ci auront selon toute vraisemblance tendance à mécaniquement diminuer pour deux raisons essentielles.

La première tient à la mise en place imminente par l'UEFA d'un système dit de "fair-play financier" qui ne permettra plus aux clubs de dépenser des sommes autres que celles provenant de leurs recettes, excluant donc a priori celles régulièrement injectées en capital par certains de leurs richissimes propriétaires.

La seconde tient au fait que la Fifpro (le syndicat international des joueurs professionnels présidé par un Français, le très expérimenté Philippe Piat) a fait savoir en décembre dernier son intention de remettre en cause l'actuel système de transferts devant la Cour de Justice de l'Union européenne.

Alors même que les clubs professionnels français ont des comptes cumulés en pertes de quelque 130 millions d'euros en moyenne depuis plusieurs années, que plus de 50% des clubs européens enregistrent des pertes nettes, la probable réduction des recettes liées aux transferts de joueurs viendra selon toute vraisemblance encore impacter la situation économique des clubs.

Il est donc plus temps que jamais d'inventer en France ce fameux nouveau modèle économique du football professionnel, annoncé et attendu depuis tant d'années.



Thierry Granturco  
Avocat dans le milieu du football, spécialiste du droit du sport
Publication: 31/01/2014 07h05 CET Mis à jour: 01/04/2014 11h12

MARCHE DES TRANSFERTS COMMENT SE CALCULE LA VALEUR D'UN JOUEUR

Même un observateur avisé du football peut avoir du mal à estimer la valeur exacte d'un joueur, et il est parfois surpris du montant de la transaction lorsque celui-ci est vendu dans un autre club. Pour clarifier la chose, des chercheurs ont récemment mis au point un simulateur, dont la version simplifiée est accessible au public. L'occasion de constater quelques anomalies…

 Comment se calcule la valeur d'un joueur ?Comment se calcule la valeur d'un joueur ?

Jusqu'à présent, pour calculer la valeur d'un joueur de football, il y avait trois solutions : soit y aller un peu au pif ( «  Attends, l'attaquant, là, il a mis 12 pions la saison dernière, et il lui reste deux ans de contrat, je veux pas le voir partir à moins de 4 millions, minimum !  » ), soit faire confiance dans les estimations des concepteurs de jeux type Football Manager, soit consulter le fameux site Transfermarkt, qui fait référence par la richesse de sa base de données. Sur ce site multilingue de conception allemande, chaque joueur a droit à sa fiche, avec des statistiques, une foultitude de détails sur sa carrière et bien sûr sa sacro-sainte valeur marchande. Si certaines estimations ne paraissent pas farfelues, d'autres en revanche ont de quoi étonner. Normal, ce sont les internautes eux-mêmes qui font le boulot, avec un système de moyenne des estimations pour arriver à la plus juste possible. Pour les joueurs les moins médiatisés, on en arrive vite à la situation du pif-au-mètre, où le pékin moyen essaie de juger la valeur d'un joueur selon le peu d'éléments et de statistiques qu'il a pu récolter sur lui… Mais donc ça, c'était avant que le très sérieux Observatoire du football du Centre international d'Etude du Sport (CIES), basé en Suisse, ne dévoile son propre outil de calcul, dont une version simplifiée est disponible gratuitement au grand public à cette adresse.

Critères : âge, contrat, poste et performances

«  Ce logiciel est fondé sur un algorithme créé à partir d'environ 1 500 transferts intervenus depuis des clubs du big 5 (Allemagne, Angleterre, Espagne, France, Italie) lors des cinq dernières saisons  » , présente Raffaele Poli, responsable de l'Observatoire du football. Concrètement, une équipe académique du CIES s'est échinée à analyser tout plein de transactions entre clubs ces dernières années, de manière à évaluer au plus juste comment la valeur d'un joueur fluctuait en fonction de ses caractéristiques et de ses statistiques individuelles et collectives. Le tout a été traduit en une formule mathématique pour permettre de l'appliquer à tous les joueurs pros évoluant actuellement dans les cinq grands championnats européens. Si une version plus sophistiquée existe (prenant en compte encore plus de données statistiques, passes décisives, passes réussies, etc.), la version simplifiée de l'outil de calcul est déjà pas mal complète. Il faut renseigner l'âge du joueur, la date de la fin de son contrat, son poste sur le terrain, ses performances individuelles (nombre de matchs joués, buts marqués) et collectives (moyenne de points pris par match) sur les deux dernières saisons, ainsi que le nombre de matchs disputés avec une sélection nationale A. Une fois que vous avez tout bien renseigné, vous pouvez obtenir par mail la valeur du joueur en question, avec une fourchette plus ou moins large.

Plus de 200 millions d'euros pour Messi !

Plutôt que de l'expliquer, le mieux est encore de l'essayer. Nous avons pris neuf exemples de joueurs pris un peu au hasard, en essayant de mixer les cas de figure : certains évoluant en France, d'autres à l'étranger, certains internationaux, d'autres non, etc.

Voici le résultat :

- Lionel Messi (Barcelone, 27 ans, sous contrat jusque juin 2018) : valeur comprise entre 196,4 et 228 millions d'euros (133,3 millions d'euros d'après Transfermarkt)
- Paul Pogba (Juventus, 21 ans, sous contrat jusque juin 206) : valeur comprise entre 79,6 et 92,5 millions d'euros (50 millions d'euros d'après Transfermarkt)
- Xherdan Shaqiri (Bayern, 22 ans, sous contrat jusque juin 2016) : valeur comprise entre 12 et 13,9 millions d'euros (22,2 millions d'euros d'après Transfermarkt)
- Wissam Ben Yedder (Toulouse, 23 ans, sous contrat jusque juin 2017) : valeur comprise entre 7,6 et 8,9 millions d'euros (5,6 millions d'euros d'après Transfermarkt)
- Joshua Guilavogui (Atlético, 23 ans, sous contrat jusque juin 2018) : valeur comprise entre 7,5 et 8,7 millions d'euros (11,1 millions d'euros d'après Transfermarkt)
- Alexandre Lacazette (Lyon, 23 ans, sous contrat jusque juin 2016) : valeur comprise entre 6,4 et 7,4 millions d'euros (11,1 millions d'euros d'après Transfermarkt)
- Mustapha Yatabaré (Guingamp, 28 ans, sous contrat jusque juin 2015) : valeur comprise entre 1,9 et 2,2 millions d'euros (2,5 millions d'euros d'après Transfermarkt, qui l'annonce déjà au Qatar alors que le joueur est toujours à Guingamp…)
- Keylor Navas (Levante, 27 ans, sous contrat jusque juin 2015) : valeur comprise entre 1,7 et 1,9 millions d'euros (11,1 millions d'euros d'après Transfermarkt)
- Yoann Gourcuff (Lyon, 28 ans, sous contrat jusque juin 2015) : valeur comprise entre 0,85 et 095 millions d'euros (6,7 millions d'euros d'après Transfermarkt)

Les étonnantes sommes de David Luiz et Jérémy Mathieu

On le voit, il existe parfois d'énormes disparités entre la valeur réelle d'un joueur calculée par le logiciel du CIES et son estimation dans l'opinion publique comme dans un média grand public comme Transfermarkt. Raffaele Poli y voit une certaine dérive du marché, avec des joueurs achetés parfois au-dessus de leur prix réel.
Il n'y a que pour le cas de Keylor Navas que le chercheur reconnaît une défaillance de son outil. «  Il y a moins de gardiens dans une équipe et moins de transferts payants pour les gardiens.
Les estimations sont donc plus aléatoires pour ce poste compte tenu de la faiblesse du nombre d'observations lors de la construction du modèle  » , explique-t-il, avouant que le portier costaricien valait plus dans les 5 millions d'euros avant sa Coupe du monde, et près du double depuis. «  Certains écarts constatés à l'inverse interpellent  » , d'après lui, citant deux cas récents : le transfert de Jérémy Mathieu à Barcelone pour 20 millions d'euros (le logiciel estimait sa valeur à 6 millions d'euros) et celui de David Luiz au PSG pour 50 millions d'euros (valeur estimée : 30 millions d'euros). La preuve de montages financiers plus complexes ou une simple erreur d'appréciation des recruteurs ? Toujours est-il que l'on dispose aujourd'hui, avec ce logiciel, d'un outil complémentaire d'évaluation de la valeur des joueurs


RÉGIS DELANOË

jeudi 25 juin 2015

ORADA OYLEYSE BIZDE NASILDIR DUSUNMEK BILE ISTEMIYORUM

Mercato - Scouting : pourquoi la Ligue 1 est à des années-lumière de ses voisins européens

Dernière mise à jour il y a 1 heure - 

MERCATO - Le recrutement, ce n'est pas le point fort des clubs français. S'ils peuvent tenir la comparaison chez les jeunes avec leurs voisins, leur réussite est beaucoup plus fragile chez les joueurs professionnels. Voici pourquoi.

Ils s'appellent Samuel Eto'o, Miroslav Klose, Luis Suarez ou Robert Lewandowski. Tous ont failli atterrir en Ligue 1, dans l'ordre à Paris,Auxerre, Marseille et Lens, avant de devenir des stars mondiales et de ne plus rentrer dans les finances des clubs hexagonaux. La Ligue 1 les a ratés. Eux comme beaucoup d'autres. Les clubs français accusent un vrai retard sur leurs voisins concernant la détection des joueurs. Surtout chez les professionnels, moins chez les jeunes. Manque de moyens ou de reconnaissance, la L1 traite mal ses cellules de recrutement en règle générale.

Des effectifs très limités

A Porto, il y a près de 200 personnes dédiées au recrutement. ALiverpool, près d'une cinquantaine. En France, concernant le secteur professionnel, ils sont quatre si le club a décidé d'investir, deux en moyenne. La Ligue 1 n'a pas fait du scouting sa priorité. Et ce n'est pas qu'une question de budget puisqu'à Brighton, club de Championship (2e division anglaise), ils sont une grosse douzaine à sillonner le monde à la recherche de la perle rare. Les cellules de recrutement françaises sont beaucoup plus restreintes chez les professionnels. A quelques rares exceptions, Rennes, Lille ouMonaco, les effectifs pour recruter des joueurs professionnels ne dépassent pas, en moyenne, les deux salariés. Trois à Marseille et Paris. A Lyon, Florian Maurice doit se sentir bien seul.
"C'est un problème culturel", nous souffle un membre d'une cellule de recrutement d'un club français installé depuis longtemps en Ligue 1. "Les décideurs préfèrent mettre les moyens dans d'autres secteurs comme la communication." Les gros clubs anglais dédient, eux, 7 millions d'euros par an au scouting. "Le club n'a pas la structure nécessaire pour évaluer des joueurs qui ne jouent pas en France", dégainait Marcelo Bielsa en septembre dernier soulignant les carences de l'OM. En juin, en Nouvelle-Zélande pour la Coupe du monde U20, les scouts anglais, italiens, allemands ou encore portugais ont surveillé les meilleurs espoirs du football mondial. Un seul club français avait dépêché un émissaire : Monaco.
Florian Maurice, recruteur de l'OL lors de l'arrivée de Gourcuff à Lyon en 2010
Florian Maurice, recruteur de l'OL lors de l'arrivée de Gourcuff à Lyon en 2010 - Panoramic

Pas de scout "sur zone"

Les recruteurs français marchent avec des réseaux. Ceux qui les renseignent sont des anciens coéquipiers, des directeurs sportifs, des agents, des journalistes parfois. Ils ne sont pas salariés du club : "Le copinage fait beaucoup de mal au recrutement des clubs français, les agents sont plus influents que les recruteurs", nous souffle un scout d'un club français présent dans le top 10. Un système D qui n'a évidemment pas la même efficacité qu'un vrai réseau de scouts payés par le club et qui quadrille le monde comme dans la plupart des grands clubs européens.
A Liverpool, ils sont 55 à se répartir entre la section professionnelle et la détection des jeunes dans le monde entier. En Ligue 1, seul Monaco a mis en place un réseau dit "sur zone" de scouts. Rennes commence à s'y mettre. Les autres sont à des années-lumière d'une telle logique.

Des profils de scouts trop similaires

En France, les scouts sont très souvent d'anciens joueurs : JérômeBonnissel à Bordeaux, Jean-Philippe Durand à Marseille, Stéphane Pédron à Lorient ou Stéphane Carnot à Guingamp pour ne citer qu’eux. "C'est le principal problème des cellules de recrutement en France. Les scouts sont souvent des anciens joueurs, ça relève parfois de l'emploi fictif. Ces joueurs n'ont pas besoin d'argent et ne se défoncent pas pour trouver des perles", nous glisse un agent sous couvert d'anonymat. "Les clubs intègrent des anciens joueurs dans leur organigramme mais quels sont leurs réseaux ? Leur agent ? Et puis ?", s'interroge à voix haute Antonio Salamanca, scout pour Villarreal.
"A Tottenham, la personne qui a repéré Gareth Bale était un patron d'entreprise de cartes postales de 60 ans", se souvient Damien Comolli, ancien directeur sportif des Spurs. "Notre équipe de scouts était composée d'anciens joueurs mais aussi de traducteurs, de courtiers, etc. J'aimais varier les profils." Les clubs étrangers n'hésitent pas à donner leur chance à des autodidactes, des trentenaires formés à Football Manager et autres simulations de football aux bases de données infinies.
Gareth Bale - Norwich City vs Tottenham - Premier League 2011/2012
Gareth Bale - Norwich City vs Tottenham - Premier League 2011/2012 - AFP

Des décideurs qui n'en font qu'à leur tête

C'est le cœur du problème. En Ligue 1, les clubs ont certes des cellules de recrutement, mais certaines manquent de poids dans la décision finale. "Les scouts français travaillent bien, ont de bonnes idées", nous raconte Gilles Grimandi, scout à Arsenal depuis douze ans. "Mais leur voix est beaucoup moins écoutée qu'ailleurs. La relation entre la cellule de recrutement et les décideurs fonctionne très mal."Même constat de l'autre côté des Pyrénées pour Salamanca qui a amené Areola à Villarreal la semaine dernière : "En France, les décideurs sont trop interventionnistes. On ne tient pas assez souvent compte des rapports des scouts. On manque de respect à leur travail.Ailleurs en Europe (Espagne et Angleterre entre autres), notre avis compte."
En France, les entraîneurs et les présidents ont tendance à n’en faire qu'à leur tête. A Saint-Etienne, c'est Christophe Galtier qui mène la danse lors du mercato, à Guingamp, c'est Jocelyn Gourvennec qui détient les clés. "Au Bayern, Guardiola délègue énormément à sa cellule de recrutement, si seulement la France pouvait s'en inspirer", témoigne un agent. Du côté de Marseille, la cellule de recrutement dirigée par Jean-Philippe Durand n'a qu'un poids mineur dans les transactions de l'OM, surtout depuis l'arrivée de Bielsa. Un exemple témoigne du travail souvent vain des scouts en Ligue 1 : à 17 ans,Cesar Azpilicueta figurait déjà sur les tablettes de l'OM qui a attendu trois saisons pour le recruter contre 7 millions d'euros…
FOOTBALL 2012 Marseille - Azpilicueta

samedi 23 mai 2015

Ce curieux championnat mexicain où joue Ronaldinho

Ronaldinho sous le maillot du club de Queretaro. REUTERS/Alejandro Acosta.
Ronaldinho sous le maillot du club de Queretaro. REUTERS/Alejandro Acosta.
A 34 ans, l'ancienne star du PSG et champion du monde 2002 a décidé de poursuivre sa carrière à Querétaro, au Mexique, dans un championnat où on peut acheter sa place en première division et descendre en terminant dans la première moitié du classement, et où les joueurs s'échangent comme des marchandises.
En attirant l'ancienne star du PSG et champion du monde 2002 Ronaldinho, début septembre, Querétaro s'est acheté une renommée planétaire. Un an auparavant, ce club mexicain avait pourtant été condamné sportivement à descendre en deuxième division.Pour comprendre cette rédemption express, il faut être conscient d'une réalité: le championnat mexicain de première division offre de multiples recours aux cancres et aux médiocres, surtout s'ils sont fortunés.
Rélégué sur le terrain en mai 2013, Querétaro s'en est ainsi finalement sorti en acquérant la franchise des Jaguares Chiapas, un autre club de première division financièrement mal en point. Autrement dit, il s'est acheté sa place en première division. Une pratique permise et courante au Mexique.
Une pratique si courante que les Jaguares existent toujours, même s'ils ont changé de nom. On parle désormais de Chiapas FC, depuis que le club de San Luis a décidé de déménager dans l'Etat du sud du Mexique. Vous suivez? En bref, le système de franchises mexicain ressemble à celui des sports américains (NBA, NFL, LNB …) où un club peut changer de ville, mais se révèle beaucoup plus souple et beaucoup moins transparent.
(Toujours en mai 2013, les propriétaires du champion de deuxième division, La Piedad, club qui devait, à l'origine, prendre la place de Querétaro dans l'élite, ont ainsi soudainement décidé de déménager à Veracruz, à près de 800 kilomètres à l'est. La fédération n'y a pas trouvé mot à redire, sans doute parce que les propriétaires ont toujours raison. Et tant pis pour les aficionados de la Piedad.)
En rachetant les Jaguares, Querétaro n'a pas seulement sauvé sa peau en Liga MX, la première division mexicaine, il a aussi fait main basse sur l'effectif du club du Chiapas. Les joueurs n'avaient évidemment pas leur mot à dire. Certains sont aujourd'hui coéquipiers de Ronaldinho. Le trafic de franchises peut avoir ses bons côtés...

Descente calculée sur six tournois


Au Mexique, seule une équipe descend tous les deux tournois, organisés par semestre, l'apertura, de juillet à décembre, et la clausura, de janvier à mai. Pas le dernier du classement, mais... le club accumulant la plus mauvaise moyenne de points sur six tournois.
En reprenant les Jaguares, Querétaro n'a ainsi pas seulement acheté son maintien et son effectif, il a aussi mis la main sur les points accumulés par le club du Chiapas dans ce classement pour la descente, dit «au pourcentage». Pratique… Aujourd'hui, Querétaro est douzième sur dix-huit du classement pour la descente. Sauf catastrophe, Ronaldinho ne devrait pas avoir à lutter pour le maintien des Gallos Blancos.
Ce système au pourcentage excédait Pep Guardiola. En 2006, le Catalan était venu terminer sa carrière de joueur au Mexique, aux Dorados Sinaloa, qui n'avaient pu se sauver de la relégation malgré une huitième place au classement général de la saison. «Ce système au pourcentage, vous le gardez pour vous, s'était emporté Guardiola lors de son ultime conférence de presse. C'est une farce, beaucoup d'équipes ne jouent rien parce qu'elles savent qu'elles ne vont pas descendre même en perdant tous leurs matches.»Avec un système si généreux, la descente constitue un péril bien relatif pour les grands clubs mexicains. C'est d'ailleurs le but de ce système: protéger les puissants.
A trois journées du terme de la saison régulière, Querétaro occupe actuellement le neuvième rang de la Liga MX. Pas de quoi ambitionner le titre, sauf qu'au Mexique, les huit premiers de la saison régulière disputent ensuite la Liguilla, des play-offs à l'américaine. La différence avec le sport américain? Au Mexique, il est rare que le premier de la saison régulière s'impose en finale des play-offs. Cela porte même un nom: la malédiction du leader. Lors du dernier tournoi (Clausura 2014), León, huitième de la saison régulière, a ainsi été sacré. Querétaro et Ronaldinho peuvent y croire!

Draft et vente de joueurs libres

L'ex du PSG et du Barça a signé pour deux ans chez les Gallos Blancos. Selon la presse mexicaine, il toucherait 2 millions de dollars annuels, ce qui n'en ferait pas le joueur le plus cher du championnat, même s'il permet à son employeur de jouer à guichets fermés lors de chaque match disputé à domicile et de vendre des maillots comme des petits pains.
L'affaire est d'autant plus bonne que si Ronaldinho arrive au bout de son contrat –son frère et agent a assuré que le Ballon d'Or 2005 jouerait jusque ses 42 ans–, le club pourrait toucher une indemnité s'il signe pour un autre club mexicain.
Comment un joueur libre peut-il rapporter à son ancien employeur? Il s'agit d'un arrangement entre propriétaires mexicains, dit «Pacto de Caballeros». Ceux-ci estiment qu'investir sur un joueur les autorise à contrôler son destin même au terme de son contrat, une violation claire du code du travail mexicain. Une pratique également interdite par la Fifa. L'alternative pour un joueur en fin de contrat épris de liberté? Partir à l'étranger. Mais au Mexique, les salaires sont si élevés qu'une émigration en Europe s'avère peu rentable, sauf pour les tous meilleurs.
Présidente de la commission du travail de la Chambre des députés, Claudia Delgadillo González a présenté un projet de loi en novembre 2013 pour en finir avec le «Pacto de Caballeros» qu'elle assimile à «une forme d'esclavage moderne». Parviendra t-elle à ses fins alors qu'une bonne moité des clubs mexicains sont détenus par les plus puissants entrepreneurs mexicains, dont Carlos Slim, homme le plus riche du monde de 2010 à 2013 selon le classement Forbes?
Le marché des transferts mexicains présente une autre particularité: les transactions doivent en principe se dérouler lors d'une «draft». Son principe: dirigeants et agents se réunissent dans un grand hôtel de Cancun pour vendre et s'échanger des joueurs. Dans un immense salon climatisé, à l'abri de la chaleur caribéenne, les joueurs sont vendus, parfois par paquets, comme des marchandises, et les moins chanceux se retrouvent sans club du jour au lendemain. «S'il y a quelque chose qui dénigre les footballeurs mexicains c'est bien la draft», avait estimé en 2010 l'actuel entraîneur de l'OM, Marcelo Bielsa, qui connaît bien ce système pour avoir entraîné l'Atlas Guadalajara et l'America Mexico au cours des années 90. 
Comme le «Pacto de Caballeros», la draft est une pratique interdite par la Fifa. Mais le grand ordonnateur du football mondial ne veut pas froisser le pays hispanophone le plus peuplé au monde. Un pays où un club de milieu de tableau peut se payer Ronaldinho...

vendredi 27 mars 2015

PANDORA'NIN KUTUSU




Degerli Galatasaray'lilar;

Malumunuz oldugu uzere 2003 yilindan bu yana GS SK nun transferlerini takip ediyorum. Zaman zaman sert zaman zaman da anlayisla ve daha yumusak aciklamalar yaparak yonetimlerin dikkatini, kanayan bir yara haline gelmis bu olguya cekmeye calisiyorum.

Devrin yonetimi hakkimda:

-Yalan soyluyor
-Disipline verecegiz, kulupten atacagiz
-Kulubumuze kimse golge dusuremez 
-Hukuki haklarimizi korumak icin mahkemeye verecegiz

turunden demecler vererek beni susturmaya veya korkutmaya ugrasti. 
Calismakta oldugum ve UEFA ve FIFA nezdinde avrupa temsilcisi oldugum TFF baskanina beni sikayet ederek kovdurdu. 
Tabii haklarimi savunmasini bildigim ve soyledigim hic bir seyi uydurmadigim anlasildi ve bu davalari kazandim. 

Ama kaybeden asirlik cinar Galatasaray SK oldu. 

Bugun itibariyla Mali Tablolara baktigimizda "sonuc" ortada. 

Galatasaray belki de dunyanin "ic dinamikleri" bu denli zengin tek kulubu. 
O kadar cok isinin ehli "bankaci" "ekonomist" "finans" uzmani vs..varki durumu hazirladiklari tablolarla acikca ortaya koyuyorlar.

Butun bu MALI TABLOLAR sadece "sonuc" tur. 

Ben ise "sebep" uzerinde yogunlasarak hem yonetimleri dogru yola, hem de camianin dikkatini cekmeye ugrasiyorum.

Futbol ekonomisinin en taninmis uzmanlari olarak, Turkiye'de Tugrul Aksar dunyada ise Simon Kuper ile Stefan Szymanski yazdiklari tum kitaplarda bu sebep-sonuc iliskisini ornekleri ile izah ediyorlar. 
Yani ben kendimi bosuna yirtmiyorum sadece okudugum, gordugum, bildigim seyleri belki bir faydasi olur diye acikliyorum.
Adini verdigim bu kisilerden Simon Kuper'in son belgelerinden biri turkce'ye "Futbolun sifreleri" adi altinda cevrilmis ve kulubumuzun yaptigi tum hatalari acikca anlatmakta. Bu kitabi okudugunuzda, transferden tutun, kulup isletmesine dek her seyin bizde, olmamasi gerektigi sekilde yapildigini goruyorsunuz.

Zaten kitabin Fransizca basligi: En pahali forvetler en cok gol atanlar degildir! Anlayan anladi.....

Genc bir kardesimin soyledigi gibi Galatasaray'da hic bir sey "tesadufen" olmamakta.
Uzulerek soyluyorum, her sey belli bir merkezden programlanmakta ve koskoca Galatasaray yavas yavas elimizden cikmakta. 
Bunun farkina varabilecekmiyiz acaba?

Gelelim konusmamin basligina: 

Pandora'nin kutusu bir suredir acildi: Bazi belgeler ortaya sacildi ve gorulduki transfer olayi Galatasaray'da pek net olmayan sekilde yapilmakta.
Neden transfer transfer deyip duruyorum kisaca aciklayayim:

Fransa'ya yerlestigim 1970lerin ikinci yarisinda o zamanki patronumun sozleri hala kulagimda:

-Ticarette para satarken degil alirken kazanilir.

Bu olguyu kafamin bir kosesinde hep sakladim, cunku hayatim boyunca dogrulandigini gordum.

Bahsettigimiz Galatasaray'in Mali Tablolari' da, bu yoldan gidersem sadece bir sonuctur ve ben tekrar ediyorum: Bu sonuclari doguran "SEBEP" uzerinde yogunlasalim diyorum.

Herkesin bildigini bir kez daha tekrarlamak isterim: Bir spor kulubunun lokomotifi futbol'dur. Futbol'da ise en buyuk giderler futbolcu hakedisleri ve bonservis bedelleri olmak uzere transfer harcamalaridir.
Iste bu yuzden yillardir dikkatinizi buraya cekmeye ugrasiyorum.

Elimdeki orneklerde ozellikle avrupa kulupleri gidip 100.000$-150.000$ a satin aldiklari futbolculari 5.000.000$ 10.000.000$ a pazarliyorlar (Hollanda AZ Alkmaar'in Izlanda'lilari-Fransa Saint Etienne'in Afrikalilari) biz ise 10.000.000$ 12.000.000$ a alip 100.000$ 150.000$ a satiyor veya kiraliyoruz.

Olayi en basite indirgersek:

MANAVLIK YAPMAK ISTIYORUZ HIYARIN KILOSUNU 15 LIRAYA ALIP 3 LIRAYA SATIYORUZ.

Evet yanlis duymadiniz. Ortadaki orantilar bu ve biz her seferinde ayni yanlislari yaparak farkli sonuclar alabilecegimizi saniyoruz. Einstein'in kulaklari cinlasin!

Artik tek tek futbolcu ismi vermek istemiyorum Bunlar bizim "malimiz" ve ileride satabilirsek degerlerini kaybetmelerini istemem.

Kaldir elini, indir elini, ibra edip yillardir 300 kisi tarafindan organize edilen secimlerde hep ayni 50 kisiyi done done yonetimlere sokuyoruz.  (tam rakkam 54).
Sinif arkadasim, devre arkadasim, arkadasimin oglu, kardesimin kizi diyerek hep ayni insanlarla ayni mali tablolari karsimizda goruyoruz ve bunu degistirmek isteyenleri: Yalan soyluyor -Kulubumuze leke surdurmeyiz -Disipline verir atariz -Mahkemelerde surundururuz diye susturmaya ugrasiyoruz.
Kulup profesyonelleri kamyon yukuyle maas almakta, denetmekle yukumlu olanlar nedense hep tartismaya acik sonuclar ilan etmekte. Ve biz battikca batiyoruz. Zarar etmesi mantiken mumkun olmayan "merchandising-magazacilik"ta bile zarar ediyoruz!!!

Cok degil bir kac ay once kulubun transferden sorumlu "danisman"i telefonuma yolladigi bir mesajda aynen sunu yazmis: ..... sikiyosa yuzume salla looser.... Hem hakaret, hem de tehdit icermekte. Dolayisiyla sadece .........siktigini gostermekle kalmayacagim kendisine bu islerin artik baska turlu halledildigini ve acilan kutunun PANDORA'nin kutusu oldugunu da ispat edecegim. Ayrica looser'lik havaalanlarinda meydan dayagi yemektir, kulubun menfaatlerini savunmak degil.

Degerli Galatasaray'lilar, onceleri baskan ve yonetimlerce tehdit ediliyordum. Simdi ise soylediklerimi en sonunda "isiten" sayin baskanim sevgili agabeyim DUYGUN YARSUVAT tarafindan ofisine davet edildim. Bu gorusmede beni tehdit etmedigi gibi "evet Galatasaray'i luplemisler" diyerek iddialarimin dogru oldugunu kendisinin de incelemeleri sonucunda ayni kanaatta oldugunu ve hatta benim kulubun kapisindan iceri bile girmemesi gerekenler listeme ilave olarak 2 ismin daha oldugunu soyledi. 

Isvicre'de calismis bir bankaci niteligimle kendisine "kriminalite" nin nasil pesinden gidilecegini "PARAYI TAKIP ET HIRSIZI BUL" prensipini anlattim. Vergi cennetlerinin ozellikle Isvicre ve Luxembourg'un ABD ve Avrupa Birliginin sikistirmalari sonucu gizlilik prensipinden vaz gecmek zorunda kaldiklarini, 2017de bunun tamamen kalkacagini ve mahkeme karari ibraz ettiginizde istediginiz bilgiyi alabileceginizi anlattim. Sayin baskan bunlarin mumkun oldugunu ve ilaveten 'NEREDEN BULDUN" olgusunun da kullanilabilecegini, bir komisyon kurulmasina da olumlu baktigini soyledi.

Kendisine minnet ve tesekkurlerimi sunuyor ve siz Galatasaray'lilari bu konuda goreve davet ediyorum.

Evet biz bu inceleme/arastirma komisyonunu kuruyor ve calismalara basliyoruz. Evet elimizde belli dokumanlar var. Evet dunyanin dort bir tarafinda futbolun en degerli, en yetkili, otoriteleri tartisilamayacak isimleri ile iliski halindeyiz. Hangi futbolcunun gercek degerinin ne oldugunu aninda tesbit edebiliyoruz. Ama bu camiada bize katki saglayacak bilgi ve belgeye sahip baska "Gercek" Galatasaray'lilar da oldugunu biliyorum. Gelin bizlere yardimci olun katkilarinizi esirgemeyin ve acilan PANDORA kutusunda kalan kucuk bocek "UMUT" yasasin   Galatasaray yasasin. Bu canim kulup temsil ettigi degerleriyle sonsuza kadar yasasin.

Simdi donuyorum Bratu transferine, cok kizmis sayin yonetici :

- Once bonservis bedeli yok dediler sonra bonservisi oldugunu ogrenince bunu odedik Bu kadar basit........... diye aciklayan donemin bas veziri kardesime:

Zahmet edip soyle bir donup arkana bakarmisin lutfen: Burasi Galatasaray SK Genel Kurulu:  Mekteplisiyle, mektepsiziyle, kadini ve erkegi ile bu toplulukta IQ'su 100'un altinda tek bir insan goster ebediyete kadar susayim. Gosteremezsin Zira zeka seviyemiz cok sukur olmasi gereken yerde ve kimse zekamizla alay edemez.

Bu cok normal transferde mademki her sey kitabina gore yapildi, o halde su sorularin da bir zahmet cevabini istemek bizim hakkimiz:

- Neden soz konusu bonservis bedelinden haberim yok diyen Rapid Bukres kulubu FIFA'ya basvurdu?
- Neden FIFA bu iddiayi ciddiye alip Romanya Futbol Federasyonuna ultimatom verdi?
- Neden Romanya Futbol Federasyonu bu transferde araci olan BECALI'nin menecerlik lisansini aninda iptal etti?
- Neden menecerin ortagi eski futbolcumuz (bunu ustune basarak soyluyorum) POPESCU cikartip 1.000.000$ iade etti ve Rapid Bukres'i susturdu?
- Neden buna ragmen Popescu hapis cezasi yedi?
- Ve nihayet neden Turkiye'de hala yaprak dahi kimildamadi?

Ve siz neden cikip her sey normal diyorsunuz?

Gunun moda deyimiyle seni de kandirmislar galiba?
 Malum Turkiye'de en buyuk merciler bile "kandirildik" diyerek isin icinden cikiyorlar!

O halde son mali kongrede moda oldugu uzere ben de Sultani'nin siralarinda dirsek curutmus, Emile Zola okumus, Fikri hur, vicdani hur, irfani hur bir Galatasarayli olarak, cikip J' ACCUSE diyorum.

Gecmis Yonetimleri ITHAM ediyorum, Gelecek Yonetimleri ise IKAZ ediyorum:

PANDORA' NIN KUTUSU ACILMISTIR......

Ya bu konuda bizlere yardim eder kime ne odenmis soyler ve bizimle beraber hesap sorarsiniz, paranin izi surulur, nereden buldun kurali isletilir ve sorumlular ortaya cikar, ya da bu kutunun altinda sizler de kalirsiniz.

Tunc Uner 8988

GS SK Mali Kongre
28 Mart 2015